Habiter dans la dignité : une revendication du Gang

Non aux expulsions sans relogement convenable !

De nombreuses personnes âgées subissent en silence des conditions de logement indignes par crainte d’être enfermées dans des maisons de retraite.
Toute leur vie est attachée aux murs de leur maison ; un ensemble infini de détails du quotidien, des fils tissés à leur habitat les maintiennent en vie et en joie.
Mais parfois l’habitation se détériore faute d’entretien et, à accepter trop d’insalubrité, les locataires finissent par en mourir.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’insalubrité des logements est responsable de plus de 100.000 décès chaque année en Europe (VOIR ICI )

Récemment le Syndicat des Locataires de Bruxelles a dénoncé la situation tragique d’un vieux et d’une vieille expulsés de leur logement par Home Invest.
Un relogement avait bien été proposé par l’immobilière mais il n’était pas adapté aux besoins des locataires.

Des logements décents et adaptés !
Des loyers modérés dans des habitations salubres !

Ces situations douloureuses qui se répètent pour les personnes les plus fragiles doivent cesser !
Il faut permettre que les Vieilles et des Vieux, notamment, puissent disposer de logements à des prix abordables, sains et adaptés à leurs conditions particulières de vie.

Les pouvoirs publics doivent construire et imposer aux promoteurs la construction massive de logements sociaux.
Ils doivent faire réhabiliter et mettre à disposition les bureaux et les logements vides (rien que pour Bruxelles, on les évalue à 1 500  000 mètres carrés !)

Ils doivent aider les petits propriétaires à rénover leurs logements – tout le contraire de ce qu’a décidé le gouvernement MR-Engagés de la Région wallonne, qui a réduit de 60% les primes à la rénovation.

Le 6 avril 2025, le Gang des Vieux en Colère soutient les actions du Housing Action Day à Bruxelles (Voir ICI) :
manifestation à 14h30, départ de la porte de Hal, sortie 3 du Métro
rassemblement festif à 16h30, place du Jeu de Balle

Pour
– la baisse des loyers ;
– la rénovation et la création de logements sociaux ;
– la fin des expulsions injustes ;
– la fin du sans-chez-soirisme (personnes dites sans-abri) ;
– la régularisation des personnes sans papiers.

Briser le consentement à l’habitat indigne
L’exemple de Marseille

Il faut se mobiliser avant que les drames n’éclatent, avant que des maisons ne s’écroulent ou ne prennent feu.
Certaines catastrophes sont annoncées mais les autorités publiques n’entendent pas les alertes.
L’effondrement de trois immeubles rue d’Aubagne à Marseille le 5 novembre 2018 fait partie de ces drames qui auraient  pu être évités si la recherche du profit ne primait pas sur la vie humaine.
Huit morts ont été découverts sous les décombres et une vieille dame a été tuée à sa fenêtre par une grenade de la police lors des manifestations qui ont suivi.

Kevin Vacher, un sociologue habitant le quartier et actif dans l’immense mouvement de protestation généré par ce drame, est venu parler à Charleroi de la lutte magnifique des collectifs marseillais qui ont obtenu plusieurs victoires pour reloger les habitants.
Il a expliqué que, grâce à la lutte, dix mille personnes vivant dans l’insalubrité ont été relogées et une Charte du relogement a été signée par la mairie.
Certains dirigeants politiques et des sociétés immobilières ont aussi été poursuivis devant les tribunaux.

Mais outre ces victoires importantes, l’orateur a insisté sur la force de la lutte collective et les milliers de rencontres qu’elle a générées.
Il a insisté sur le fait qu’il faut « briser le consentement à l’habitat indigne ».
L’acceptation quotidienne de l’insupportable aboutit à la mort lente des personnes les plus fragiles et parfois à des catastrophes.

Nous n’en voulons plus, nous n’en voulons pas et nous nous battons contre le mal-logement !

Anne M.

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