Le Gang des Vieux en colère dit non au projet de suppression de la gratuité du numéro pensions 1765.
Le ministre Jambon se garde bien de communiquer à ce propos mais le Gang des Vieux en colère a obtenu confirmation de la décision d’économiser près d’un million d’euros sur le dos des pensionnés et des futurs pensionnés.
En effet, le Gang des Vieux en colère a appris à bonne source qu’à partir du 1er août prochain le numéro de téléphone pour contacter le SPF Pensions, le 1765, ne sera plus gratuit mais deviendra un numéro standard, c’est-à-dire payant.
La raison invoquée ? C’est déjà payé ! Lisez plutôt :
« Le numéro spécial Pension est actuellement gratuit pour les citoyens, car la facture est prise en charge par le Service fédéral des Pensions, l’INASTI et Sigedis. Pourtant, 80 à 90 % des appelants téléphonent déjà « gratuitement », car les minutes d’appel sont comprises dans leur abonnement fixe ou mobile. En passant à un numéro standard, nous pourrions économiser jusqu’à 1 million d’euros par an. »
Mais l’abonnement à un numéro fixe ou mobile est payé par les appelants, il n’est pas gratuit ! Ce sont les appelants qui le paient. Qui dit que 80 à 90 % des appelants ont un abonnement avec des appels illimités ? Ne se moquerait-on pas du monde ? Quand on sait le temps passé au téléphone avant d’avoir un agent du SPF Pensions qui puisse répondre à nos questions, on réfléchira à deux fois avant de former le numéro 1765.
Moins d’appels, moins de questions, moins de réclamations, moins de respect des droits.
Ne serait-ce pas le but ultime de la mesure envisagée ? Nous faire taire ?
Avec 1 million d’euros, on peut faire beaucoup. Par exemple, continuer à assurer un service aux citoyens. Parce que les mesures prévues pour le public précaire (rappel après un message vocal, contact via un formulaire web, etc.) ne suffiront pas à maintenir le contact. D’ailleurs le SFP ne s’en cache pas : « les coûts d’appel [étant] directement prélevés sur les budgets opérationnels du SFP (plus on nous appelle, moins on a de ressources !). » Et donc, réduisons les appels.
Nous voulons parler à des humains. Allo, Jan Jambon ?
(Attention, c’est payant)



