A partir du 1er mars, le statut des cohabitant.es va gravement se détériorer.
C’est la grande régression qui entraîne dans son naufrage toute la famille des demandeurs et demanderesses d’aide sociale.
Désormais, outre les conjoint·es et les parents, les revenus des grands-parents, des enfants, des petits-enfants, mais aussi des beaux-parents, des gendres et des belles-filles seront pris en considération pour calculer le revenu d’intégration des cohabitant·es.
Même le Conseil d’État
Le Conseil d’État -qui n’est pourtant pas un cercle gauchiste-, a très sévèrement condamné cette mesure qui aggrave de manière significative la précarité des cohabitants sans que le gouvernement ne publie des chiffres clairs justifiant ce retour en arrière social.
Une telle régression est pourtant interdite en matière de droit à l’aide sociale mais la Ministre Van Bossuyt s’en fiche comme elle se fiche des décisions judiciaires la condamnant en matière d’accueil des réfugiés. Un pouvoir exécutif qui s’arroge ainsi tous les droits est un grand danger pour le fonctionnement des institutions démocratiques.
Droits sociaux acquis par les luttes
Privilégier la solidarité familiale plutôt que celle de la société, tel est le credo antidémocratique de la Ministre NV-A Van Bossuyt et de son pote Vooruit Vandenbroeke qui signe l’arrêté royal du 7 janvier 2026 à ses côtés.
Il est évident que cela va toucher les personnes obligées de cohabiter à cause du poids insupportable des loyers, les plus pauvres donc mais aussi celles qui gardent chez elles leurs vieux parents, faisant jouer la solidarité affective.
Rappelons que les droits sociaux ont été arrachés par les luttes ouvrières pour diminuer les discriminations entre les riches et les pauvres autrefois aidés par leurs familles ou la charité publique.
Individualisation des droits
Le Gang des Vieux en Colère estime que le statut de cohabitant·e doit disparaître et faire place au seul principe acceptable de l’individualisation des droits.
Pour cette raison, il participe à la Plateforme « Stop Statut Cohabitant ».
Il est en effet inacceptable que les personnes vivant ensemble qui, bien souvent, ont cotisé comme les autres, voient leurs revenus réduits par le seul fait d’habiter avec des proches. Les femmes sont particulièrement touchées par ces mesures discriminantes.
Les nouvelles mesures impacteront aussi la vie des vieilles personnes habitant chez leurs enfants ou petits enfants car l’ensemble des revenus de la famille va diminuer. Elles permettront aussi une intrusion dans leur vie contraire à la dignité humaine.
Non au durcissement du statut de cohabitant·es
Non au statut de cohabitant·es
Respect des droits sociaux individuels





