Le Gang des Vieux en Colère s’oppose, aux côtés de nombreuses associations, au vote du projet de loi sur les visites domiciliaires.
le Gang des Vieux en Colère de l’Entre-Sambre-et-Meuse a adressé une lettre à toutes les autorités communales de sa région pour les inviter à voter une motion contre la loi sur les visites domiciliaires.
De nombreuses communes à Bruxelles et en Wallonie l’ont déjà fait à la demande du CIRÉ et du CNCD.. Toute la campagne est détaillée sur leur site.
Une loi inhumaine contestée par le Conseil d’État
Le gouvernement s’acharne à vouloir déposer le projet au Parlement alors qu’il est fondamentalement critiqué par le Conseil d’État, des avocats et des juges d’instruction.
Et, ce ne sont pas les ridicules balises dont se targuent Les Engagés qui vont empêcher que la police et l’Office des Étrangers fassent à leur guise lors d’une perquisition.
Le juge qui doit donner son accord est un juge chargé des instructions pénales. Il n’a rien à faire dans une procédure administrative contre des étrangers dont il n’examinera pas le dossier. Son contrôle sera de très basse intensité.
Cette loi retire aux personnes illégalisées le dernier refuge où elles peuvent respirer : un domicile. L’espace public à Bruxelles est saturé de militaires, de policiers et d’agents de sécurité en tout genre qui soutiennent les fonctionnaires de l’Office des Étrangers.
Ceux-ci disposent d’une mission de contrôle et de « ramassage » des personnes sans-papiers qui provoque un stress terrible. Il sera désormais étendu aux lieux de vie et d’hébergement chez des personnes solidaires, mettant à mal nos valeurs d’humanité et d’empathie.
Et que le gouvernement ne vienne pas nous parler des criminels qu’il ne peut expulser car c’est un mensonge. Il dispose de tous les instruments juridiques pour le faire (loi anti-terroriste, procédure d’extradition, etc.). Nous n’entendons d’ailleurs de sa part aucun exemple concret d’un grand criminel qui se la coule douce en Belgique parce qu’il ne peut pas être expulsé à cause des droits humains.
C’est l’État de droit qui est en jeu
Le problème est ailleurs, c’est un changement de politique migratoire que veut le gouvernement.
Les visites domiciliaires font partie d’un ensemble de mesures de contrainte qui sont nécessaires pour mener à bien cette politique.
Deux exemples : De Wever s’attaque à la Cour européenne des droits humains car il estime que ces foutus juges l’empêchent d’expulser les migrants comme il le veut. Vent debout, il mène la fronde de plusieurs pays européens pour que les juges n’appliquent plus en toute conscience la Convention de sauvegarde en matière d’expulsion.
Mais cela ne suffit pas. C’est le principe même de l’asile qui est attaqué. Au Parlement européen, droite et extrême-droite, main dans la main, ont adopté le « règlement retour » qui externalise la procédure d’asile dans des pays dictatoriaux dans des lieux de maltraitance et de torture appelés pudiquement « hubs », comme des clubs de vacances.
Tout le monde sait que c’est extrêmement dangereux (même Verougstraete des Engagés a voté contre) pourtant ce règlement s’appliquera automatiquement en Belgique. Du petit lait pour la N-VA et le Vlaams Belang, de la lâcheté pour les autres.
Une brèche dans la digue des droits humains
Les visites domiciliaires s’inscrivent dans cette brèche effrayante que des irresponsables creusent avec l’extrême-droite dans la digue des droits fondamentaux
Ensemble, nous pouvons empêcher le vote de la loi autorisant les visites domiciliaires pour expulser des migrants. Envoyez un courrier à vos autorités communales sur le modèle du Gang des Vieux en Colère de l’Entre-Sambre-et-Meuse.
Anne Maesschalk
Gang des Vieux en Colère de l’Entre-Sambre-et-Meuse
Modèle de courrier:
Madame la Bourgmestre, Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les membres du Collège échevinal,
Mesdames et Messieurs les conseillères et conseillers communaux
Monsieur le président du CPAS, Madame, la Présidente du CPAS
De nombreuses communes wallonnes et bruxelloises ont voté des motions contre l’avant-projet de loi déposé par la ministre N-VA Van Bossuyt qui doit permettre des visites domiciliaires chez les particuliers hébergeant par solidarité humaine des personnes sans titre de séjour.
Ces interventions conjointes de l’Office des Étrangers et des Polices communales sont particulièrement dangereuses pour les droits fondamentaux tels l’inviolabilité du domicile, le respect de la vie privée et la solidarité humaine. Elles visent tant des familles avec enfants que des personnes isolées qui, rappelons-le, n’ont commis aucun délit.
La société civile, mais aussi les juristes, les avocats et les juges d’instruction ont manifesté leur opposition à ce projet critiqué clairement par le Conseil d’État. Celui-ci doit rendre un nouvel avis au milieu du mois de mai, c’est pourquoi, nous sollicitons l’intervention des pouvoirs communaux car ceux-ci seront en première ligne pour faire respecter des lois attentatoires aux droits humains.
Le Gang des Vieux en Colère de l’Entre-Sambre-et-Meuse demande aux communes de voter des motions d’opposition au projet Van Bossuyt. Des motions-types sont à retrouver sur le site du CNCD https://www.cncd.be/stop-visites-domiciliaires. Nous sommes convaincus et convaincues que la tradition d’hospitalité et de résistance à l’injustice qui caractérise notre région initiera un large mouvement de rejet communal du projet de la ministre.
Pour votre information complète, vous trouverez ci-dessous un article du journal Le Soir du 7 mai 2026, un autre du Gang des Vieux en Colère ainsi que le lien vers le CIRÉ, initiateur de la campagne.
Vous remerciant pour l’attention portée à ce message, nous vous prions de recevoir nos salutations très distinguées.
Nous sommes à votre disposition pour des informations complémentaires,
Pour le Gang des Vieux en Colère de l’Entre-Sambre-et-Meuse,
Et n’oubliez pas de participer au rassemblement contre les visites domiciliaires ce 26 mai à 17h devant l’Hôtel de Ville de Namur, le Gang des Vieux en Colère de l’Entre-Sambre-et-Meuse y sera !
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