Quand PYRRHUS et PONCE PILATE se donnent la main… Il ne faut pas baisser la garde.

SOPHIE WILMÈS nous avait entendus pour la Charte « S »;
Elle a donc décidé de s’en laver les mains et d’abandonner son projet mais… laisser cette idée au bon vouloir des partis Flamands !

En effet, en juin 2020, la Première ministre, Sophie Wilmès, avait annoncé à la suite d’un Conseil national de sécurité la préparation d’une charte à destination des seniors bénévoles. Celle-ci était en réalité une initiative flamande (CD&V) qui a été abandonnée par le Gouvernement fédéral mais a quand même donné lieu à un « Guide appliqué aux bénévoles à risque » en Flandre uniquement.
( Ci-après, la liste des traîtres : La charte a été élaborée en concertation avec le Conseil consultatif des Ainés flamands, OKRA vzw, le Vlaams Steunpunt Vrijwilligerswerk vzw, la Vlaams Mantelzorgplatform, la Plate-forme flamande des patients, Domus Medica, la Société belge de gérontologie et de gériatrie.)

Le GANG a crié victoire mais… mais c’était bien une victoire à la Pyrrhus puisque les partis Flamands, non contents d’avoir créé leur propre « Guide des bénévoles » (malgré l’abandon de l’idée par le gouvernement fédéral) ont proposé leurs recommandations aux Bruxellois et au Wallons !

Et Toc… Acceptées ! La « Plateforme francophone du Volontariat », avec le soutien de ses associations membres, s’est empressée de s’inspirer très largement des recommandations de la charte flamande pour établir un « Guide » à destination des bénévoles « à risque » et des associations qui y font appel.

Résultat, depuis quelques jours, les bénévoles et certaines organisations francophones et germanophones sont soumis à une série de lignes directrices sous prétexte de relancer le bénévolat « en toute sécurité ».

Ce « Guide » est destiné aux organisations qui font appel au bénévolat (ben voyons !).

Or, nous dit-on, dans de nombreux protocoles et guides sectoriels pour reprendre la vie sociale en cette période de coronavirus, les personnes de plus de 65 ans sont identifiées comme un groupe vulnérable.

Quels sont ces « protocoles » ?
Quels sont ces « guides sectoriels » ?
Pourquoi « 65 ans pour tous » ?
Nul ne sait !

Ce »Guide »apporte cependant des nuances. Ce ne serait pas l’âge qui serait décisif prétend ce « Guide », mais alors, d’où sortent ces « 65 ANS » ?
Les personnes (pas seulement les personnes âgées) qui appartiennent à un groupe à risque seraient « des personnes qui ont un risque plus élevé de devenir gravement malades si elles étaient infectées par le coronavirus. »

Et le « Guide » précise :
C’est le cas :

  • Des adultes souffrant d’obésité sévère. (Les Gros, ça se voit, ils seront donc pénalisés !)
  • Des adultes atteints de diabète de type 2, associé à un surpoids et/ou à une hypertension artérielle (Ni vu ni connu, secret médical) et/ou à des maladies cardiovasculaires (secret médical) et/ou rénales (secret médical).
  • Des adultes atteints d’une maladie cardiovasculaire (secret médical), pulmonaire (secret médical) ou rénale chronique grave (secret médical).
  • Des adultes avec une immunité diminuée (secret médical) et/ou un cancer (sous traitement) (secret médical).

Cependant, il est clair que le risque « augmente » avec l’âge
(L’âge, ça se sait, les Vieilles et les Vieux seront donc pénalisés !)
Surtout que, à un âge avancé, le risque de graves complications augmente lorsque vous tombez malade, en particulier si vous appartenez à un ou plusieurs groupes à risque. Si vous appartenez à ces groupes à risque, consultez votre médecin ou votre médecin généraliste avant de reprendre vos activités et engagements sociaux.

Génial, c’est le médecin qui vous dira si vous êtes Gros ou Vieux ?

Et ils osent prétendre que ce guide ferait le « choix conscient de s’éloigner de tout principe d’une limite d’âge  » (pourtant déjà bien fixée à 65 ans).

Chaque personne âgée ou non devrait (suivant ce Guide) pouvoir faire une évaluation personnelle des risques liés à ces deux éléments et pouvoir faire des choix réfléchis sur la base de cette évaluation.

Vous choisissez et agissez sur la base de votre propre situation, en tenant compte des caractéristiques des activités que vous souhaitez intégrer (C’est quoi ces « caractéristiques » ?) et, bien entendu, toujours dans les limites des mesures prévues par la loi (C’est quoi ces limites ?), telles que déterminées par les différentes autorités (Conseil national de sécurité, gouvernement fédéral, gouvernement wallon, gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, collège communal…).


Dans ce guide, trois principes sont mis en avant :

  1. Suivez toujours les directives générales pour éviter la propagation du COVID-19.
  2. Évaluez le risque personnel pour votre santé avant de commencer une activité. ( J’ai 70 ans mais Je décide que je ne suis pas Vieux ? )
  3. Prenez en compte les risques liés à l’activité.
    Principe 1. Suivez les directives générales pour éviter la propagation de COVID-19

Depuis le 1er juillet, la Belgique est passée en déconfinement.
La liberté est redevenue la règle et ce qui n’est pas autorisé est redevenu l’exception. Qu’on dit !
les règles de base sont pourtant toujours d’application.

Il existe six règles d’or que chacun doit respecter :

  1. Respectez toujours les mesures d’hygiène :
    a. Tenez-vous à au moins 1,5 mètre des personnes qui se trouvent en dehors de votre bulle personnelle.
    b. Portez un masque buccal dans les transports publics et dans les lieux publics très fréquentés.
  2. Privilégiez les activités de plein air lorsque cela est possible.
  3. Faites preuve d’une prudence accrue lorsque vous entrez en contact avec des personnes appartenant à un groupe à risque (Et si, mis à part les Vieux et les Gros, on ne le sait pas ? (couvert par le secret médical).
  4. Il est possible d’avoir un contact plus étroit avec 15 personnes, en plus des membres de la famille (la bulle personnelle élargie).
    Respectez toujours la distance de sécurité de 1,5 mètre, sauf exceptions.
  5. Les réunions privées sont limitées à un maximum de 15 personnes y compris les enfants.
  6. Évaluez le risque personnel pour votre santé avant de participer à une activité.

Au cours de l’épidémie, nous avons progressivement appris que les risques sont plus élevés à mesure que les personnes vieillissent. (Et pas pour les Gros, les Cardiaques, les Cancéreux, et tous les autres immunodépressifs ?)
Si vous le trouvez utile en tant que personne âgée de plus de 64 ans , une évaluation individuelle par le médecin traitant ou le médecin généraliste peut vous aider à prendre des décisions éclairées sur la reprise de vos activités sociales en tant que bénévole.

Les personnes âgées qui n’appartiennent pas aux groupes à risque énumérés ci-dessus et qui sont en mesure d’estimer par elles-mêmes les risques pour leur santé, peuvent reprendre leurs activités à condition qu’elles prennent en compte les précautions nécessaires à l’exercice de celles-ci.

En vérité, le GANG est plutôt sorti vainqueur de cette bataille des « Chartes et des Guides » mais, gagner une Bataille ce n’est pas gagner la Guerre… Un Vieux Gangster en Colère, Ralph Coeckelberghs, attire notre attention :

 » Il faudra rester vigilant pour préserver notre liberté d’action tout en restant prudent car le COVID19 reste un danger permanent. (Voir l’article du journal « The Economist » ci-après) Il y a de quoi ne pas baisser la garde… Cet article de « The Economist » soulignait que « Covid-19 » était là pour rester et que, d’une façon ou d’une autre, nous devrons tous nous adapter.

En résumé, l’article disait ceci :
« Le monde ne connaît pas de deuxième vague: il n’a jamais surmonté la première. Le pire est à venir. Sur la base de recherches menées dans 84 pays, une équipe du «Massachusetts Institute of Technology » estime que, pour chaque cas enregistré, 12 ne le sont pas et que pour deux décès enregistrés, un troisième est attribué à tort à d’autres causes. Sans percée médicale, dit-elle, le nombre total de cas atteindra 200 à 600 millions d’ici le printemps 2021. Entre 1,4 et 3,7 millions de personnes seront alors décédées de la Covid-19. Même dans ce cas, bien plus de 90% de la population mondiale sera toujours vulnérable à l’infection – davantage si l’immunité se révèle transitoire. Le résultat réel dépendra de la façon dont les sociétés s’adapteront à la maladie.« 

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