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Depuis notre « post » sur Facebook, concernant les scandales des maisons de retraite en Belgique… nous sommes submergés par les témoignages. Beaucoup sont des enfants de ces « très Vieux » (qui souvent se saignent aux quatre veines pour essayer d’adoucir la fin de vie de nos aînés). Merci à tous.

Parmi ces courriers nous avons reçu copie d’une lettre qu’une Vieille Gangstère en Colère, Anne De Rudder, a adressée le 18 février 2018 à Me Alexis Deswaef (encore Président de la Ligue des Droits de l’Homme à l’époque). À lire in extenso ci-après.

Ce courrier choque par sa description de certaines maisons de repos qui semblent bien se livrer à une réelle torture sur nos parents les plus démunis. Rappelons que les Maisons de repos les plus modestes coûtent au minimum 1500€/mois et pourtant, c’est très, très souvent l’enfer.

« Cher Maître,

Je vous prie de bien vouloir m’excuser de vous écrire à votre adresse professionnelle. C’est en fait au président de la LDH que j’entends m’adresser[1]. Mon message est un pressant appel au secours. (oui, je me doute que tous les messages qui vous sont adressés sont de pressants appels au secours…) Le sujet de réflexion et d’action que je désire vous soumettre concerne le sort réservé aux personnes âgées. Je ne suis sans doute pas la première à le faire. Mais j’ai parcouru l’information et les thèmes abordés sur le site internet de la LDH sans y trouver (encore?) de rubrique consacrée à cette thématique, qui me semble pourtant d’une acuité  brûlante.

Pour la résumer en un paragraphe, je suis certaine de pouvoir affirmer qu’un grand nombre de personnes âgées sont méthodiquement, quotidiennement et, je dirais, structurellement soumises à des vexations, humiliations, brimades, sévices, tortures qui, infligés à d’autres catégories vulnérables de la population (migrants, sans-papiers, sans-abris, pauvres, prisonniers, handicapés, enfants), feraient à juste titre rugir nos concitoyens d’indignation. Indépendamment des atteintes naturelles liées à l’âge, les traitements auxquels elles sont soumises ne les plongent pas seulement dans le dénuement, la honte et le désespoir, ils ont bien souvent pour conséquence la dégradation irréversible de leur intégrité physique et mentale. Les personnes âgées sont abandonnées à leurs prédateurs. A l’échelle de la société, elles n’inspirent que l’indifférence. Elles n’ont aucun défenseur. Elles sont les premières victimes d’infractions aux droits de l’homme violentes, flagrantes et impunies.

Personnellement, je suis confrontée à cette situation à Bruxelles, mais le phénomène est certainement fondamentalement identique dans le reste de la Belgique et dans d’autres pays d’Europe – à preuve les protestations récentes du personnel soignant en France. Avant d’aborder le chapitre de ses manifestations, je crois nécessaire de dire un mot de ses causes car, si l’idée est d’y remédier, il faut d’abord pouvoir en identifier et en comprendre les mécanismes (même si j’ai cheminé en sens inverse). Excusez-moi pour la redondance si ce que j’écris ci-dessous vous paraît un refrain connu.

LES CAUSES

Le phénomène, donc, possède de multiples facettes mais je crois qu’on peut le résumer en relevant les cinq points suivants, qui constituent à mon avis ses ressorts fondamentaux, le troisième d’entre eux étant le cœur du problème.

  • La population âgée augmente en nombre. Sa vulnérabilité et l’absence de corps constitué pour la défendre la rendent facilement exploitable.
  • Comme elle ne travaille plus, elle ne représente pas de perspective d’enrichissement social. Conformément à la logique libérale qui gouverne le monde d’aujourd’hui, les pouvoirs publics s’en désintéressent. Ils n’y investissent que le minimum leur permettant de faire étalage de leur action sociale auprès de leur électorat. Il existe des formations d’aides-soignants, des normes et des organes de contrôle, mais les formations et les salaires sont lamentables, les normes ridiculement peu exigeantes[2] et les organes de contrôle limités.
  • Cette population représente en revanche une aubaine pour les financiers à qui elle offre un alléchant champ d’investissement, prometteur de profits rapides, juteux et confortablement assurés pour les prochaines décades. Les pensions et les subsides publics sont ainsi drainés tout droit vers la poche d’individus dont l’intérêt va à l’encontre de celui de leurs victimes.
  • Une partie du corps médical y trouve malheureusement son compte. Si l’on fait quelquefois état des trois points précédents dans les journaux ou à l’occasion de colloques, celui-ci, par contre, est tabou. On ne touche pas aux médecins, fussent-ils corrompus. Ce qui s’explique. Contrairement aux personnes âgées, ces derniers forment une corporation solidaire, puissamment représentée, autoritaire et très agressive. En outre, on a besoin d’eux. Le fait est pourtant que, via les hôpitaux et particulièrement certains services gériatriques où il est courant que commence la maltraitance, des médecins constituent un maillon essentiel de l’enchaînement qui précipite les personnes âgées, ou tout au moins les moins nanties d’entre elles, dans la misère et le désespoir des bagnes pour vieux et des oubliettes.
  • Enfin, effet secondaire – ou cultivé – de toute pratique économique fondée sur le profit privé, et donc sur le chacun pour soi et la rat race, malveillance et maltraitance en viennent à revêtir un caractère banal, quand elles ne sont pas glorifiées. Les directeurs d’institution, les médecins, les familles y voient une fatalité quotidienne contre laquelle il serait présomptueux de protester. La plupart n’y voient même pas de raison de protestation. Quant aux aides-soignants, ils ne proviennent pas, en général, d’un milieu où l’idée de droits universels a cours. La plupart ne disposent pas de la distance intellectuelle nécessaire à l’analyse de la situation dans laquelle ils sont immergés. Bien souvent, ils ont embrassé cette carrière parce que toutes les autres leur étaient fermées. Leur formation est minimale, leurs salaires dérisoires, leur frustration compréhensible. Au mieux, celle-ci les laisse démunis. Au pire, ils s’en dédommagent par le bref sentiment de puissance que leur procure le fait de prendre leur revanche sur les seuls êtres à leur merci. C’est horrible mais l’horrible aussi est humain. Je ne prétends évidemment pas que tous les aides-soignants soient la proie de pulsions sadiques. J’en ai rencontré beaucoup et, parmi eux, dieu merci, beaucoup de personnes dévouées, profondément gentilles, merveilleusement bienveillantes. Mais le sadisme, assumé ou non,  qu’il soit l’œuvre de médecins, d’infirmiers ou d’aides-soignants, sévit dans certains services de gériatrie et maisons de soins, alors qu’il devrait en être banni. Lors de mon propre parcours, il m’a semblé constater que la culture locale inclinant soit à la bienveillance, soit à la désinvolture, voire à la malveillance, était étroitement liée à la personnalité régnant sur le service.

Quoique banales, ces réflexions soulèvent souvent les protestations de ceux à qui j’en fais part. Énoncées de façon synthétique comme ci-dessus, elles peuvent en effet paraître arbitraires. Elles sont cependant, de ma part, le résultat d’observations minutieuses. Je peux les appuyer par des arguments si nécessaire. Je leur reconnais un aspect de généralisation excessive, que j’assume. L’idée n’est pas de faire état d’exceptions marginales (qui existent, j’en suis consciente) mais de mettre en lumière des mécanismes qui me semblent fondamentaux.

LES FAITS

La conséquence de cette mécanique à cinq rouages est facile à déduire: traitements inhumains, cruels et dégradants sont monnaie courante en hôpital ou en maisons « de soins », essentiellement (mais pas toujours) faute de moyens. Elle est aussi très facile à constater pour qui veut s’en donner la peine. C’est évidemment de mes constatations que je suis partie pour développer l’analyse qui précède, non le contraire. Mon expérience concerne des services gériatriques de grands hôpitaux bruxellois et des maisons de repos et de soins (MRS). En ce qui concerne ces dernières, je peux, si vous le désirez, vous communiquer les courriers que j’ai adressés à l’administration de certaines d’entre elles, à l’ASBL Infor-Homes et au service d’inspection de la Commission communautaire commune (COCOM), organisme de tutelle des MRS en région bruxelloise. Ces courriers (leur contenu est lourd, bien lourd) et les réponses qu’ils ont reçues (entre autres la fermeture par la COCOM d’une unité pour personnes désorientées[3]) n’ont cependant qu’une valeur illustrative. Quoique je sois convaincue de sa représentativité, mon expérience ne remplace pas une enquête. J’y reviens plus bas.

Je voudrais d’abord souligner qu’il existe un discours officiel, pour le moment dominant, propagé par les instances sociales, relayé en écho par une grande partie du corps médical et rabâché sans discernement par la majorité du public, niant ces constatations avec véhémence. Lorsqu’on tente de le contredire, on se fait paradoxalement accuser de colporter des ragots calomnieux jetant le discrédit sur les efforts louables et la réputation des autorités publiques, ainsi que sur leurs merveilleuses réalisations. Je peux, si nécessaire, donner les détails de circonstances où je me suis entendu adresser ce reproche par une personnalité publique ou des médecins. Je me suis trouvée plusieurs fois accusée des mêmes méfaits par des collègues qui connaissaient quelqu’un en MRS (cela devient chose courante). Il ne m’a jamais fallu creuser beaucoup pour découvrir que mes interlocuteurs avaient rarement mis les pieds dans les endroits dont ils parlaient – a fortiori pas le soir ou la nuit, cauchemars des résidents –; que leur connaissance ou leur proche n’était pas, en général, interné dans une unité pour personnes désorientées (les plus épouvantables); enfin, qu’eux-mêmes ne voyaient pas en quoi des actes tels qu’affoler un être humain en l’enfermant, le déshydrater, rendre ses prothèses hors d’usage, l’obliger à macérer dans ses excréments ou lui inoculer des maladies liées au manque d’hygiène constituaient des violations des droits humains.

L’enquête est donc à faire. Mais elle ne doit pas nécessairement partir de rien. Un travail considérable a déjà été fait. Je cite ci-dessous quelques sources d’information, il y en a certainement d’autres. Rien de tel, toutefois, qu’une visite incognito dans quelques unités pour personnes désorientées pour se faire une idée concrète de ce qui s’y passe, de préférence à l’heure où le personnel de jour laisse place à l’équipe du soir.

Quelques sources d’information[4]

  • La journaliste Anne-Marie Impe a bénéficié d’une bourse du Fonds pour le journalisme en Fédération Wallonie-Bruxelles pour développer un projet intitulé « Des maisons pas de tout repos » au cours duquel elle a effectué une enquête abordant un grand nombre d’aspects de la question. Son rapport d’étude, « Faut-il avoir peur d’entrer en maison de repos? », a été publié il y a trois ans dans le n°107 de la revue « Imagine Demain le monde » (janvier/février 2015). Il est détaillé et remarquable.
  • Un article du Vif du 3 novembre 2016 titrait « Quatre résidents de maisons de repos sur 10 sont mis sous contention la nuit ».
  • Il est peut-être envisageable de recueillir des informations auprès de la COCOM et de l’ASBL Infor-Homes. Ces deux institutions procèdent à des enquêtes ponctuelles et, en ce qui concerne Infor-Homes, à une espèce d’inventaire des établissements. Infor-Homes possède une antenne de surveillance de la maltraitance, le SEPAM, avec une ligne téléphonique dédiée à l’écoute deux demi-journées par semaine. Ces deux organes ont peut-être des statistiques (à ma connaissance, non publiées). Leur inconvénient est que leur travail, qui consiste, pour le service d’inspection de la COCOM, à débusquer les contrevenants, suppose que les infractions (essentiellement aux règles de l’INAMI) sont le fait d’individus marginaux, sur fond général de bonne conduite. Or, c’est le système de prise en charge des vieillards lui-même qui est pervers. Les infractions individuelles n’en sont que des résidus.

COCOM : http://www.ccc-ggc.brussels
Mais je viens de m’apercevoir que la COCOM a renouvelé son site internet et que, dans l’opération, les instructions concernant le dépôt de plainte contre une MRS en ont été supprimées.

Infor-Homes : http://www.inforhomesasbl.be/

SEPAMhttp://www.inforhomesasbl.be/fr/maltraitance

J’ai découvert récemment l’existence du Centre de Documentation et de Coordination Sociales (CDCS), subsidié par la COCOM. J’ignore ce qu’on peut y trouver, mais je pense que, vis-à-vis de cette documentation, la prudence est de mise. La personne qui, lors d’un colloque, m’a reproché de jeter le discrédit sur les institutions belges parce que je dénonçais les conditions de détention dans les unités pour personnes désorientées, est une chercheuse du CDCS. J’ai donc de sérieuses réserves à émettre sur l’objectivité des méthodes de collecte des informations de cet organisme.

Quoique rarement consultés et n’étant que des témoins occasionnels des pires moments, les membres des familles des pensionnaires des unités pour personnes désorientées constituent évidemment une source d’information incontournable.

A condition d’être soustraits à la menace pesant sur leur sécurité professionnelle, les aides-soignants en constituent une autre[5].

Concernant la mobilisation récente du personnel des Ehpad[6] en France (janvier 2018), il y a par exemple un reportage audiovisuel de Sophie Simonot intitulé « Tu verras, à l’Ehpad, tu seras bien! », disponible sur le site de la revue en ligne « Là-bas si j’y suis »

J’arrive enfin au bout de cette lettre, dans laquelle je me suis délibérément abstenue de donner les détails de mon expérience personnelle, pour lui garder sa portée générale. Mais s’il est besoin de donner des exemples concrets, je peux éventuellement le faire. Ils sont tellement choquants que la réaction de personnes non averties est en général de m’accuser de mentir.

Vous l’avez compris, je voulais avant tout vous appeler à l’aide. La LDH peut-elle faire sien ce combat, à côté de tous les autres dont elle se charge déjà?

En espérant… en espérant ardemment une réponse positive, je vous adresse mes salutations les plus amicales.

Anne De Rudder « 


[1] A l’époque de ma lettre à la LDH, Me Deswaef en était le président et arrivait en fin de son dernier mandat possible. Depuis le 26 mai 2018, la fonction est assurée par Me Olivia Venet. L’association a été rebaptisée « Ligue des Droits Humains ».

[2] Depuis la rédaction de cette lettre, je me suis aperçue qu’un public crédule, abusé par le discours des chefs d’établissement, croit que les institutions pour personnes âgées sont contraintes, par des règles gouvernementales, à n’embaucher qu’un personnel insuffisant. À moins d’y voir un intérêt financier, il me semble que même un gouvernement ultra-libéral comme le nôtre ne s’aventurerait pas à demander au parlement de voter des lois qui violeraient de manière aussi flagrante, pour des raisons exclusivement idéologiques et pour le seul bénéfice des propriétaires d’établissement, les droits fondamentaux des citoyens. Seul un régime nazi ayant balayé toute forme d’opposition instaure ce type de règlement – et nous n’en sommes quand même pas encore tout à fait là. La raison d’être des lois de sécurité sociale, regroupées dans le Projet de Contrat de Solidarité Sociale formé dans l’immédiat après-guerre, est évidemment de protéger les personnes, non de les persécuter. Les normes de l’institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI) en termes d’effectifs en personnel soignant constituent un plancher (mais un plancher désespérément bas) sous lequel les institutions ont l’interdiction de descendre – et sont menacées de sanctions si elles le font –, en aucun cas un plafond qu’elles ne peuvent dépasser. Rien n’interdit évidemment à une institution d’améliorer ses prestations en embauchant un personnel plus nombreux et mieux qualifié. Sans doute n’en recevra-t-elle pas plus de subsides (toutes les MRS, y compris privées, sont subsidiées par le trésor public), mais c’est une autre question.

[3] Me basant sur la constatation que ses deux résidentes avaient été déplacées, j’ai cru, à l’époque, que ma plainte avait été suivie de la fermeture de l’unité en question. A vrai dire, je n’en suis pas sûre. La MRS qui l’abritait continue, sur son site internet, à faire valoir sa capacité à accueillir les personnes désorientées dans son « UPAD » (unité pour personnes âgées désorientées).

[4] A consulter aussi, ce reportage d’Envoyé Spécial de France Info sur le groupe Orpéa, diffusé sur France 2 en septembre 2018 (soit sept mois après l’écriture de ma lettre à la LDH). L’Orpéa possède de nombreux établissements en Belgique, en particulier à Bruxelles :https://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/video-maisons-de-retraite-derriere-la-facade_2944473.html

[5] Récemment, j’ai eu l’occasion, au cours d’ateliers animés par la LUSS, de rencontrer six étudiants infirmiers en troisième année, qui avaient tous effectué un ou plusieurs stages en section gériatrique hospitalière ou en maison de repos et « de soins ». Une sur six disait avoir trouvé l’établissement correct. L’expérience des cinq autres était analogue à la mienne. Une étudiante nous a confié que la sienne était largement pire.

[6] EHPAD = établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (sigle utilisé en France).[ L’ADMD et le CAL ont reçu une copie de ma lettre à la LDH.


Hormis Espace Seniors, que je n’ai pas (encore) contacté, les associations citées m’ont signifié une fin de non-recevoir polie. Cependant, la LUSS, avec qui j’ai pris contact récemment, a résolument et courageusement enfourché ce cheval de bataille. L’espoir renaît.

Aux mesures citées, il convient d’ajouter l’instauration d’un système de contrôle sérieux et efficace et la restauration de tribunaux fonctionnels, la mise à mal de la justice participant du sentiment d’impunité assurée.

Une enquête en ligne sur les possibilités de prévention et de recours à mettre en place concernant la maltraitance des personnes âgées a été confiée par le gouvernement, en mars 2019, au centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE).
Cette enquête se clôture ce 10 avril 2019 : https://kce.fgov.be/fr/le-kce-lance-une-enqu%C3%AAte-sur-la-maltraitance-des-personnes-ag%C3%A9es

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ONZE MINISTERS AANVAARDEN DAT ONZE OUDEREN VAN DAGEN DE HEL BELEVEN

Sinds onze publicatie op Facebook over de schandalen van bejaardentehuizen in België … worden we overstroomd met de getuigenissen. Er zijn er veel bij van de kinderen van ouderen van dagen die zich vaak in vier snijden om het leven van hun ouders in hun herfstperiode te verzachten. Bedankt allemaal.

We ontvingen onder andere een brief die een boze Razende Oude Gangstere, Anne De Rudder, op 18 februari 2018 stuurde naar Me Alexis Deswaef (toen nog president van de Liga voor Mensenrechten, welke we hieronder volledig overnemen.

Deze brief geeft een huiveringwekkende beschrijving van een aantal verpleeginstellingen die een echte marteling blijken te zijn voor ouderen die hulpbehoevend zijn. Ondanks dat de meest bescheiden verpleeghuizen minstens 1500 € per maand kosten is het er heel, heel vaak de hel.

« Geachte Meester,

Mijn excuses voor het schrijven naar uw bedrijfsadres. Het is in feite de President van de LDH die ik wil aanspreken [1]. Mijn brief is een dringende oproep voor hulp. (Ja, ik vermoed dat alle aan u geadresseerde berichten dringende oproepen om hulp zijn…) De bedenkingen en de acties die ik u wil voorleggen betreffen het lot dat aan de bejaarden voorbehouden wordt. Ik ben waarschijnlijk niet de eerste om dat te doen. Maar ik heb informatie en gegevens op de website van de LDH opgezocht zonder (tot nu toe?) iets te vinden dat dit thema behandelt, hoewel het volgens mij een brandende kwestie is.

Om het in één zin samen te vatten: ik weet voldoende zeker om te kunnen bevestigen dat een groot aantal ouderen methodisch, dagelijks, omzeggens stelselmatig, vernederingen, intimidaties, pesterijen, misbruiken, martelingen ondergaan zoals deze waar ook andere kwetsbare categorieën van de bevolking mee te maken hebben (zoals migranten, mensen zonder papieren, daklozen, armen, gevangenen, gehandicapten, kinderen), en die onze medeburgers terecht zouden doen steigeren van verontwaardiging.
Deze behandelingen -de ongemakken te wijten aan het proces van veroudering te buiten gelaten- dompelen hen niet alleen in armoede, schaamte en wanhoop, maar leiden ook vaak tot een onomkeerbare aftakeling van hun fysieke en mentale integriteit. De ouderen worden overgelaten als prooien voor roofdieren. Op sociaal vlak is er alleen maar onverschilligheid. Ze hebben geen enkele verdediger. Zij zijn de eerste slachtoffers van gewelddadige, flagrante en ongestrafte mensenrechtenschendingen.

Persoonlijk ken ik alleen maar de situatie in Brussel, maar fundamenteel is het fenomeen zeker hetzelfde in de rest van België en in andere Europese landen. Ten bewijze daarvan de recente protesten van de gezondheidswerkers in Frankrijk.
Vooraleer ik verder inga op het onderwerp denk ik dat het nodig is een ​​aantal oorzaken ervan aan te duiden, want als het de bedoeling is om deze zaken te veranderen, moeten eerst en vooral de mechanismen ervan geïdentificeerd en begrepen worden (zelfs al heb ik het zelf omgekeerd gedaan). Gelieve mij te verontschuldig mij indien hetgeen ik hieronder schrijf voor u een bekend verhaal moest zijn.

DE OORZAKEN

Het fenomeen is veelzijdig, maar het kan worden samengevat in de volgende vijf punten die ik denk fundamenteel te zijn en waarvan het derde de kern van het probleem uitmaakt.

  • De ouderenpopulatie neemt in aantal toe. Hun kwetsbaarheid en hun lichaam, dat minder en minder in staat is om zich te verdedigen, maken het gemakkelijk voor hen die er voordeel zoeken uit te halen.
  • Omdat ze niet langer werken bieden ze geen perspectief voor winstmarges. In overeenstemming met de liberale logica, die in de wereld van vandaag overheersend is, zijn de publieke autoriteiten er dan ook helemaal niet in geïnteresseerd. Ze krijgen alleen het minimum dat voldoende is om een sociaal profiel te creëren voor het kiespubliek. Zo worden er bijvoorbeeld vormingen georganiseerd voor zorgverleners, voor normverantwoordelijken en voor controleorganen, maar die vormingscursussen en het loon dat erbij past zijn beneden alles, met normen die belachelijk weinig bepalend zijn [2] en met controleorganen die een zeer beperkte bevoegdheid hebben.
  • Deze bevolking is alleen maar een zegen voor beleggers die er een mogelijk investeringsterrein in zien dat snelle, attractieve en duurzame winst belooft voor de komende decennia. Voor hen worden de pensioenen en de overheidssubsidies overgeheveld naar de zakken van individuen wiens belangen rechtstreeks ingaan tegen die van hun slachtoffers.
  • Een deel van het medisch corps vindt hier helaas ook zijn brood in. Hoewel de drie voorgaande punten soms in kranten of op conferenties aan bod komen, heerst er over dit punt een taboe. Aan artsen mag men niet raken, ook als ze corrupt zijn omdat ze, in tegenstelling tot de bejaarden, een georganiseerde beroepsorde hebben die krachtig vertegenwoordigd, autoritair en zeer agressief is. Bovendien hebben we ze nodig. Het feit is echter dat in de ziekenhuizensector, en in het bijzonder in een aantal geriatrische diensten waar regelmatig misbruiken opduiken, artsen een essentiële schakel zijn in de keten die de ouderen, en zeker de minder bedeelden onder hen, in miserie en in wanhoop brengt zoals weleer in de gevangenis en de kerkers van vervlogen tijden.
  • Tot slot is er ook nog het bijkomend effect van de economische politiek die gericht is op winstbejag en privatisering, de ratrace van het “ieder voor zich principe”, van na-ijver en misbruik allerhande. Dat wordt als de gewoonste zaak van de wereld voorgesteld of zelfs met lofzang en wierook de hemel in geprezen. De directeurs van instellingen, de geneesheren en de families zien dat als een speling van het lot waartegen geen protest opgewassen is. Meestal zien ze er zelfs geen reden in om te voor protesteren en op de koop toe komen de zorgverleners meestal niet uit een omgeving waar de idee van universele rechten niet veel voorstelt. De meesten kunnen de situatie waarin ze verkeren niet met de nodige afstand beoordelen. Vaak kiezen ze voor deze loopbaan omdat alle andere uitwegen voor hen afgesloten zijn. Hun scholing is minimaal, hun loon bespottelijk en hun frustratie begrijpelijk. In het beste geval geven ze hen te weinig bagage mee, in het slechtste geval nemen ze toevlucht tot wraak op de enigen over wie ze zich kunnen laten gelden. Het is vreselijk, want het vreselijke is ook menselijk.
    Ik beweer natuurlijk niet dat alle zorgverleners sadistische impulsen zouden hebben. Ik heb er velen ontmoet, godzijdank heel toegewijde mensen, zeer vriendelijk en zeer zorgzaam. Maar sadisme, gewild of ongewild, van artsen, verpleegkundigen of verzorgend personeel komt wel degelijk voor in sommige geriatrische diensten en verzorgingstehuizen, terwijl het er volstrekt verboden zou moeten zijn. Uit eigen ervaring kan ik getuigen dat de plaatselijke sfeer welwillend, formeel of onwaardig kan zijn en dat dat afhangt van de persoon die de toon aangeeft op de dienst.

Hoewel alledaags, stuiten deze bedenkingen vaak op afwijzing bij degenen aan wie ik ze voorleg. Zoals ze hierboven samengevat zijn kunnen ze misschien overdreven lijken. Ze zijn nochtans het resultaat van nauwgezette observaties van mijnentwege. Ik kan ze indien nodig staven met argumenten. Ik erken dat er soms veralgemeningen kunnen bij zijn, en ik geef dat ook toe, maar mijn opzet is niet om marginale uitzonderingen aan te dikken (hoewel die wel degelijk bestaan) maar om de mechanismen aan te tonen die volgens mij van fundamenteel belang zijn.

DE FEITEN

De gevolgen van het samenspel van deze vijf mechanismen zijn gemakkelijk te raden: onmenselijk wrede en mensonterende behandelingen komen wel degelijk voor in ziekenhuizen of verzorgingsinstellingen en dat komt vooral (maar niet altijd) door een gebrek aan middelen. Het is voor iedereen die er de moeite voor neemt ook heel gemakkelijk te zien. Ikzelf heb de bovenstaande analyse ook ontwikkeld vanuit mijn bevindingen en niet andersom. Mijn ervaring komt uit geriatrische diensten in grote Brusselse ziekenhuizen en verzorgingsinstellingen (MRS). Wat deze laatsten betreft kan ik, indien u het wenst, de mails bezorgen die ik verstuurd heb naar onder andere de vzw Infor-Homes, naar de inspectiedienst van de Gemeenschappelijke Gemeenschapscommissie (COCOM) en naar de instantie die verantwoordelijk is voor MRS in het Brussels Gewest. Deze brieven (waarvan de inhoud pijnlijk, zeer pijnlijk is) en de antwoorden erop (inclusief die over de sluiting door de GGC van een eenheid voor gedesoriënteerde mensen [3]) hebben een illustratieve waarde. Hoewel ik overtuigd ben van de representativiteit ervan, kan mijn ervaring weliswaar nog geen echt onderzoek vervangen. Ik kom er hieronder verder op terug.

Ik wil er vooreerst op wijzen dat er momenteel een opinie groeit die deze zienswijze– verspreid door de officiële instanties en, overgenomen en herhaald door een groot deel van het medische korps, klakkeloos herkauwd wordt voor het grote publiek -, heftig aanvecht. Als men deze zienswijze in vraag stelt wordt men vierkant beschuldigd van grove roddelarij en van het bekladden van de lovenswaardige inspanningen, de reputatie van de overheid en hun schitterende verwezenlijkingen. Ik kan zo nodig bijzonderheden geven over omstandigheden waarin ik zulke verwijten heb gekregen vanwege functionarissen of van artsen. Ik ben meerdere keren van zulke wandaden beschuldigd door collega’s die (nogal dikwijls) zegden iemand in MRS te kennen. Ik heb nooit lang moeten zoeken om te ontdekken dat deze informatiebronnen zelden een voet hebben gezet in de plaatsen waar ze het over hadden – laat staan ​​niet ‘s avonds of ‘s nachts, de nachtmerrie van de bewoners – en dat hun kennis of hun familielid in het algemeen niet iemand was die in een eenheid voor gedesoriënteerde personen (de verschrikkelijkste van allemaal) was opgenomen. Ik wil ook benadrukken dat zij zelf niet zagen in welke mate behandelingen zoals opsluiten, geen drinkwater geven, prothesen onbruikbaar maken, verplichten om in eigen uitwerpselen te blijven liggen of ziek maken te door gebrek aan hygiëne, mensen kunnen verdwazen en ronduit schendingen van mensenrechten zijn.

Daarrond moet onderzoek gebeuren. Dat moet niet van niets beginnen. Er is reeds aanzienlijk werk rond gedaan. Ik citeer hieronder enkele informatiebronnen en er zijn er zeker nog anderen. Om een ​​echt beeld te krijgen van wat er gaande is weegt echter niets op tegen een incognito-bezoek aan een paar eenheden voor gedesoriënteerde mensen, bij voorkeur op het moment van de wisseling met de avondploeg.

Enkele informatiebronnen [4]

  • De journaliste Anne-Marie Impe ontving een beurs van het Fonds voor Journalistiek in de Federatie Wallonië-Brussel om een ​​project te ontwikkelen met de titel « Woningen zonder rust », waarbij ze een enquête maakte over een groot aantal aspecten ervan. Haar onderzoeksrapport: « Moeten we bang zijn om naar een verpleeghuis te gaan?  » werd drie jaar geleden gepubliceerd in nummer 107 van het tijdschrift ‘Imagine Demain le Monde’ (januari / februari 2015). Het is gedetailleerd en zeer opmerkelijk.
  • Een artikel in Le Vif van 3 november 2016, getiteld « Vier van de tien verpleeghuisbewoners worden ‘s nachts in bedwang gehouden ».
  • Het is misschien nuttig om informatie te verzamelen van de COCOM en de vzw Infor-Homes. Deze twee instellingen voeren ad hoc-enquêtes uit en leggen, in het geval van Infor-Homes, een soort inventaris van inrichtingen. Infor-Homes heeft een antenne voor misbruikcontrole, SEPAM, heeft een speciale luistertelefoonlijn, twee halve dagen per week. Deze twee instanties hebben misschien statistieken (voor zover ik weet, niet gepubliceerd). Hun nadeel is dat hun werk, dat voor de inspectiedienst van de COCOM bestemd is om misbruikers op te sporen, veronderstelt dat de inbreuken (hoofdzakelijk aan de bepalingen van het RIZIV) marginale personen betreft met in het algemeen een achtergrond van goed gedrag en zeden. Het is in feite het zorgsysteem voor de ouderen zelf dat pervers is. Individuele overtredingen zijn slechts randverschijnselen.

COCOM: http://www.ccc-ggc.brussels

Ik heb net bemerkt dat COCOM haar website heeft vernieuwd en dat tijdens die gelegenheid de instructies met betrekking tot het indienen van een klacht tegen een SRM verwijderd zijn.

Infor-Homes: http://www.inforhomesasbl.be/

SEPAM: http://www.inforhomesasbl.be/fr/maltraitance

Ik heb onlangs ook het bestaan ​​ontdekt van het Centre de Documentation et de Coordination Sociales (CDCS), gesubsidieerd door COCOM. Ik weet niet wat daar te vinden is, maar ik denk dat met betrekking tot deze bron voorzichtigheid geboden is. Degene die me tijdens een conferentie bekritiseerde omdat ik de Belgische instellingen in diskrediet bracht door de detentievoorwaarden in eenheden voor gedesoriënteerde mensen aan de kaak te stellen, is een onderzoeker van dit CDCS. Ik heb daarom ernstige bedenkingen bij de objectiviteit van de methoden van dit orgaan voor het verzamelen van informatie.

Hoewel ze zelden geraadpleegd worden en slechts af en toe getuigen over zeer erge toestanden, zijn de families van de bewoners van de eenheden voor gedesoriënteerde mensen duidelijk een essentiële bron van informatie.

Op voorwaarde dat ze worden gevrijwaard van bedreiging van hun beroepsveiligheid, zijn zorgverleners nog een andere bron [5].

Met betrekking tot de recente mobilisatie van het personeel van Ehpad [6] in Frankrijk (januari 2018), bestaat er bijvoorbeeld een audiovisueel verslag van Sophie Simonot getiteld: « U zult zien dat het bij Ehpad goed gaat! « . Beschikbaar op de website van het online magazine  » Là-bas si j’y suis « .

Ik kom tenslotte aan het einde van deze brief waarin ik opzettelijk heb afgezien details te geven van mijn persoonlijke ervaring om het tamelijk algemeen te houden. Maar als het nodig is concrete voorbeelden te geven, kan ik dat wel doen. Ze zijn zo schokkend dat uit reactie nietsvermoedende mensen meestal denken dat ik lieg.

U begrijpt dat ik u vooral om hulp wil vragen. Kan de LDH dit gevecht opnemen, samen met alle andere waarvoor ze opkomt?

In de hoop … vurig hopend op een positieve reactie, stuur ik je mijn hartelijke groeten.

Anne De Rudder « 

[1] Op het moment dat ik deze brief schreef naar de LDH was de heer Deswaef er voor de laatste maal president. Sinds 26 mei 2018 wordt deze functie bekleed door Mr. Olivia Venet. De vereniging werd omgedoopt tot « Liga van Mensenrechten ».

[2] Sinds het schrijven van deze brief heb ik ontdekt dat het publiek, lichtgelovig en misleid door verklaringen van directies, gelooft dat bejaardeninstellingen door de regering verplicht worden om onvoldoende personeel aan te werven. Tenzij uit financieel belang, denk ik dat zelfs een ultra-liberale regering zoals de onze het niet zou aandurven om het parlement wetten te doen aannemen die zo schaamteloos, puur uit ideologische overwegingen en enkel in het voordeel van de eigenaars van de instellingen, de fundamentele rechten van burgers aantasten. Alleen een naziregime dat alle vormen van oppositie heeft weggevaagd legt dit soort reglementering op – en daar zijn we helemaal nog niet aan toe.
De bestaansreden van de wetten van de sociale zekerheid, gebundeld in het Pact van Sociale Solidariteit dat in de naoorlogse periode het licht zag, is duidelijk die van mensen te beschermen en niet van hen te vervolgen. De normen van de Nationale Ziekte- en Invaliditeit Verzekering (RIZIV) inzake het personeelbestand van het verplegend personeel betreffen een minimum (hoewel een wanhopig laag minimum) waar het de instellingen verboden is onder te gaan. Ze worden zelfs met sancties bedreigd als ze dat toch doen. Ze leggen helemaal niet een plafond vast waar ze niet boven mogen gaan. Voor alle duidelijkheid: er is niets dat een instelling belet haar diensten te verbeteren door meer en beter gekwalificeerd personeel in dienst te nemen. Het zal daardoor wel niet meer subsidies ontvangen (alle SRM, inclusief privé, worden gesubsidieerd door de schatkist), maar dat is een andere kwestie.

[3] Na mijn tussenkomst over twee bewoners die verdwaald waren geraakt geloofde ik op een gegeven moment dat aan mijn klacht gevolg was gegeven toen de eenheid in kwestie gesloten werd. Ik ben daar eigenlijk niet meer zeker van. De MRS staat achter haar instelling en blijft op haar website beweren dat ze nog altijd gedesoriënteerde mensen kan opnemen in haar « UPAD » (eenheid voor gedesoriënteerde ouderen).

[4] Zie ook de reportage van “Envoyé Spécial” van France Info over de Orpéa groep, uitgezonden door France op 2 september 2018 (zeven maanden na het schrijven van mijn brief aan LDH). De Orpéa beschikt over vele instellingen in België, met name in Brussel: https://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/video-maisons-de-retraite-derriere-la-facade_2944473.html

[5] Onlangs, tijdens workshops onder leiding van LUSS, kreeg ik de gelegenheid om zes derdejaars studentes te ontmoeten, die allemaal een of meer stages in geriatrische zieken- of verzorgingsinstellingen hadden gedaan. Een van deze zes zei dat ze de instelling correct vond. De ervaring van de andere vijf was analoog aan de mijne. Een studente vertelde ons dat het bij haar nog veel erger was.
[6] EHPAD = Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (acroniem gebruikt in Frankrijk) [de ADMD en de CAL hebben een kopie van mijn brief aan de LDH ontvangen.]

Afgezien van ‘Espace Seniors’, waar ik (nog) geen contact mee heb gehad, hebben de voornoemde verenigingen beleefd geweigerd. De LUSS, waar ik onlangs contact mee heb opgenomen, heeft echter resoluut en moedig de strijd opgenomen. Er is dus opnieuw hoop.

Bij de genoemde maatregelen moet de oprichting van een ernstige en effectieve controle worden toegevoegd alsook het herstellen van de werking van de rechtbanken, gezien de verloedering van het gerecht het gevoel van straffeloosheid in de hand werkt.

Een online onderzoek naar preventie en remedies voor misbruik van ouderen werd in maart 2019 door de overheid in opdracht gegeven aan het Federale Centrum voor Gezondheidszorg Expertise (KCE). Dit onderzoek wordt afgesloten op 10 april 2019 https://kce.fgov.be/fr/le-kce-lance-une-enqu%C3%AAte-sur-la-maltraitance-des-personnes-ag%C3%A9es

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