Pensions : le grand cafouillage de la Vivaldi

La ministre Karine Lalieux est, une nouvelle fois, sortie dans la presse à propos de la réforme des pensions, programmée par le gouvernement Vivaldi.
Mais le premier ministre De Croo fait la sourde oreille et bloque…

Rien d’officiel donc.
Mais c’est encore une fois le grand cafouillage à la Vivaldi, tiraillée entre ses deux ailes politiques, avec la droite à l’offensive (voir notre article ICI ).
Sans compter les tiraillements sur la réforme fiscale et les projets du ministre de la justice de s’en prendre au droit de manifestation.

Pour l’essentiel, la proposition de K. Lalieux porte sur l’octroi d’un « bonus » de 22645 euros, liquidé en une fois, pour ceux qui retarderaient de 3 années la prise de la pension à laquelle ils auraient droit de manière anticipée. Ce qui coûterait moins cher que la proposition mise sur la table en février, et donnerait satisfaction à la Commission européenne.

Objectif : garder plus de vieux au travail plus longtemps, augmenter leur « taux d’emploi ».
Mais cette réforme mirifique ne concerne au mieux que quelques milliers de personnes, qui ont commencé à travailler tôt et ont atteint les conditions de la pension anticipée.
Pas de quoi sonner les clairons…

En outre, la droite du gouvernement a obtenu que la pension minimale ne soit accordée que moyennant 30 années de « travail effectif » (au lieu de 20), ce qui, une fois de plus, défavorisera gravement les femmes (voir notre article ICI) .

Pour remettre un peu de justice entre les femmes et les hommes, la ministre propose la prise en compte de tous les congés liés à l’arrivée d’un enfant, ainsi que ceux liés à l’accompagnement d’une personne malade.

Mais de son propre aveu, elle se heurte à l’opposition de la droite du gouvernement, alors que le coût de la proposition est dérisoire. Une fois de plus, la droite exige des scalps et fait de la régression sociale une question de principe !

Ce qu’en pense le Gang des Vieux en Colère

Le Gang se bat pour assurer aux Vieilles et aux Vieux, et surtout à ceux des générations futures, des conditions de fin de vie dignes et heureuses.
Il n’entre pas dans les logiques de « taux d’emploi des seniors ».
Il dénonce la prolongation du temps de travail, et en particulier les « flexi-jobs » super-flexibles, mal payés, faux remèdes à la misère et à l’abandon des vieux.

Le Gang avance des revendications claires et nettes (voir notre article ICI ) :

  • minimum universel de pension décente pour toutes et tous,
  • à partir de 65 ans,
  • de 1690 euros nets (indexés sur novembre 2021),
  • sans condition de carrière,
  • avec 0% de différence hommes/femmes.

A l’occasion des prochaines élections,
nous saurons le rappeler aux candidats !

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