Concombres et frites surgelées hors de prix !

ou… vie chère et pauvreté

Explosion des prix alimentaires

Concombres +51% ; oignons et frites surgelées +50% ; gouda jeune +42% ; œufs +34% ; poulet +33 % ; lait +29%.
Ce sont parmi les champions des augmentations des prix en un an, relevées en mars par Test-Achats parmi 3000 produits dans 7 chaînes de supermarchés.

Des augmentations confirmées par Statbel, le service officiel de statistiques gouvernemental, qui communique les hausses sur un an et sur deux ans :

 sur un ansur deux ans
huiles + 25,4%+ 38,2%
poisson + 17,0%+ 22,5%
produits laitiers+ 26,5%+ 32,3%
pain et les céréales + 19,9%+ 25,4%
viande + 15,3%+ 19,0%

Soit, en moyenne, une augmentation des produits alimentaires de 17,02% sur un an.

Le GANG l’a déjà dénoncé : ce sont les produits de première nécessité qui sont le plus touchés par l’inflation (Revoir notre article à ce sujet) .

Mais l’index ne suit pas !

L’inflation globale, qui compte pour l’indexation des salaires et des pensions, était, elle, de 6,67% entre mars 2022 et mars 2023.
En d’autres termes, l’augmentation des produits alimentaires sur un an est 2,5 fois celle de l’index.

Or les produits de première nécessité constituent une part beaucoup plus grande des dépenses des personnes les plus modestes que pour les plus riches.
Autrement dit : l’index ne reflète pas l’augmentation réelle du coût de la vie pour les faibles revenus.
Raison : le fameux « panier de la ménagère » est un « panier » moyen, où les dépenses principales des petits revenus (alimentation, chauffage, loyer, déplacements) sont sous-représentées : voyez notre article précédent à ce sujet.

Le diable par la queue !

Conséquence : appauvrissement des plus modestes, comme le montrent les études reprises dans notre article « Des pertes seches malgré l’indexation »

Résultats confirmés il y a quelques jours par Test-Achats et par Statbel.

Test-Achats publie un « baromètre annuel » aux résultats implacables :
« C’est la quatrième année consécutive que la proportion des ménages déclarant avoir de grandes difficultés financières grandit, et ce de manière toujours plus conséquente. La proportion des ménages témoignant de difficultés financières ponctuelles correspond désormais à 53,3% des ménages (+ 4,3% par rapport à 2021 ».

Statbel, qui rappelons-le est l’organe de statistiques officiel, confirme.
Il titre le 21 mars 2023 : « 
Les Belges ont toujours plus de mal à joindre les deux bouts ».
Une enquête auprès de 5000 personnes de 16 à 74 ans (comme d’habitude, les plus de 75 ans n’existent pas !) montre que « alors qu’au 3e trimestre 2021, 35,7% des Belges déclaraient avoir des difficultés à joindre les deux bouts, ce chiffre est passé à 46,7% au 4e trimestre 2022. »

Les enquêtes le montrent : la moitié des ménages en Belgique, pays riche et prospère, éprouvent des difficultés financières !

Et pendant ce temps, le gouvernement Vivaldi attaque les pensions et les allocations sociales, tout en ménageant les multinationales, les super-riches et les paradis fiscaux – voir notre récent article « Pensions : les oeufs de Paques pourris du gouvernement Vivaldi »  !

LE GANG DES VIEUX EN COLÈRE REVENDIQUE DE TOUTE URGENCE :

  • une pension minimale de 1690 euros nets, indexée sur novembre 2021, pour toutes et tous à partir de 65 ans, sans conditions de carrière ;
  • l’indexation des seuils fiscaux et des seuils sociaux (tarif social du gaz et de l’électricité, statut BIM, GRAPA, aide juridique, etc.) ;
  • le blocage des prix des produits de première nécessité, en particulier énergie et alimentation, et le blocage des loyers.

Pierre M.

Sources : Statbel 30/3/23, Test-Achats 14/3/23, 4/4/23, Le Soir 1/3/2023

Partagez cet article / Deel dit artikel !